larmes de Somalie suite
 

Nomades sur les fils du temps et des essences...

 
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Sublime Somalie
    Les 'larmes de Somalie' suite

Le Frankincense ou le ‘ mayddi ’ somalien,  produit du Yagcar-Boswellia frereana, est considérée l’une des meilleur  au monde : en raison de son arome, pour sa transparence, sa dureté ainsi que pour sa couleur or blanc ou or  rouge. 
Cependant, lorsque l’on parle  d’Oliban, il s’agit surtout d’un type d’encens  propre à la région du nord de la Somalie : localement  appelé
xabaq, luubaan, badaw :  suivant sa couleur, sa consistance  et son arbre d’origine : ainsi nous avons d’une part  un terme générale pour l’ensemble : ‘ dhirta xijiga ‘ ; ensuite nous avons le ‘ moxor ’ qui produit le ‘ beeyoFrankincense, Boswellia carterii  et d’autre part le ‘ yagcar ’ qui produit le ‘ mayddi ‘-Frankincense, Boswellia frereana.


Le ‘ beeyo ’ étant plus dure que le ‘mayddi’ les perte sont moindres. On en distingue deux niveaux :
1.- premier niveau ‘ : les  ‘larmes blanches’ appelées ‘ fasass ’, elles peuvent êtres blanches ou jaunes ;
2.- second niveau : les ‘larmes rouges’  appelées ‘ cassaan ’ plus sombres en couleurs ; ( le terme ‘ cassaan ’ est le mot utilisée pour indiquer la couleur rouge )
Cependant d’une façon général  on peut mélanger les produits , nous obtenons alors :-
3.- le ‘ shooto ’ un mélange du ‘ meyddi ’ et du ‘ beeyo’ ;
4.- vient ensuite le ‘ foox ’ qui se compose de brisure, petits morceaux et feuilles broyées.


Il arrive que le ‘ beeyo ’ change de couleur : les ‘larmes blanches’ deviennent alors de couleur jaunes avec le temps  sans pourtant perdre en  qualité ;  malheureusement les marchands du moyen orient profitent de cela pour baisser arbitrairement les prix.


Localement ‘ les larmes blanches’ sont les plus recherchée, non seulement pour leur qualité, mais aussi pour des raisons d’hygiène  buccale : ces ‘ larmes’,  lorsqu’elles sont bien choisies, servent de gommes à mâcher pour blanchir les dents ainsi que pour parfumer l’haleine :  la recherche des meilleures pièces était une activité qui réunissait toute la famille.
Le ‘beeyo ’ est aussi utilisée pour un usage domestique : pour des fumigations : pour désinfecter les maisons , les habits des nouveaux nées, pour cicatriser les blessures, pour  purifier et parfumer lors des cérémonies , il  est aussi un puissant produit contre les moustiques et les serpents. (
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Tous cela au niveau local, alors qu’aujourd’hui nous savons que l’encens est devenue mondialement essentielle pour l’industrie  pharmaceutique et cosmétique .  Que ce soit pour les huiles essentielles ou pour la parfumerie :  les ‘larmes somaliennes’ sont devenues incontournables et de ce fait détournée au profit de marchands du golf, d’où elles sont réexpédiée  vers l’Occident  majorée dans leur prix et diminuée dans leurs puretés, coupées avec d’autres productions mineurs .

C’est un  désastre , non seulement pour les récipiendaires mais aussi pour les producteurs originaux qui sont laissés sur le bords de la route, incapables de vivre de leurs  richesses locales ou de progresser pour devenir aptes à traiter eux-mêmes  leurs produits et se passer  ainsi de ces marchands profiteurs .

Il est urgent  que l’Occident se mobilise pour préserver ces producteurs locaux, car au rythme actuelle, pris à la gorge par les prix dérisoires du marché, plusieurs champs sont laissée à l’abandon .
Donnons à ces précieux éléments de la richesse humaine: les moyens nécessaires afin de maintenir ouverte cette route mythique de l’encens pour le bien de tous les êtres .
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