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  Faal ::
    " "Les devins, … tout en annonçant aux autres l'avenir, ne prévoient pas ce qui les attend eux-mêmes." ( Xéno..)
faal : sorcières et devins2 - domaine d'action V

Les domaines d'action des deux, Sorciers et Devins, sont pratiquement identiques ; cependant leurs buts, ainsi que les moyens mis en action sont différents :
-simple consultation divinatoire avec des lectures de textes religieux pour les devins " griots musulmans " avec parfois la poursuite de la consultation pour indiquer le remède opportun, faire une offrande ou confectionner un "xirsi" ou " makaraan" une sorte d'amulette, d'instrument de protection . Il peut aussi arriver parfois qu'un devin décèle la source d'un mal, et accepte de le combattre, soit par de décoctions de plantes, ; soit qu'il se lance à la poursuite du talisman cause du désordre ; il y a à ce moment là une confrontation avec le sorcier à la source de la création de ce talisman sur la demande d'un 'ennemi' du consultant.
Ce devin, tout en connaissant la source du mal qu'il affronte, n'a souvent a à sa disposition que des moyens qui surfent sur les fils des vers du Coran, prières, offrandes, contre-talismans qui contiennent des surates puissantes.
-face à cela, se déploie le rayon d'action du Sixiroole, beaucoup plus vaste et plus puissant, couvrant la révélation ainsi que l'action ou la contre-action sur le terrain. La puissance de celui-ci est tel que, non seulement il peut déceler, même à distance, le mal dont souffre le consultant, mais peut aussi agir sur le malade, sur les symptômes, sur l'origine, et sur la prévention et, bien entendu, il est aussi capable du contraire.


Ainsi que nous venons de le voir donc, 'Sixiroole', griots ou marabouts ont en commun l'application d'un certain nombre de rites et utilisent pratiquement les mêmes objets protecteurs dans le but de contrer ou favoriser les atteintes naturelles ou les actions de sorcellerie : il s'agit de la pratique de :
-Rites propitiatoires pour mettre la fortune de son côté ;
-Confections d'amulettes portables ( xirsi ou makaraan ), de talismans, de gris-gris : à enfouir chez soi ou chez son ennemi ; .

Mon témoignage sur ces pratiques, ne peut porter que sur des événements qui ont eu lieu dans ce triangle des villes de Giamame, Gilib, Genale. Cette zone de Dhoobeey, a toujours été ma deuxième terre natale, ma famille a vécu là bas assez longtemps pour la considérer comme sa terre et son peuple comme faisant partie de notre famille : 'Reer Dhoobeey' ont été plus que mes frères et soeurs, nous avons étés élevés ensemble, nourri ensemble, soignés par les mêmes Guérisseuses, j'ai partagé avec certains le lait maternel; on dit que, nous sommes " caano wadaag" ; nous avons partagé les mêmes peurs et les mêmes croyances. C'est pour cela qu'aujourd'hui je ne reconnais pas ces gens qu'on appelle 'Bantou' et qu'on situe en dehors de nos lignages. Cela doit obéir à des impératifs politiques, et je peux le comprendre, mais personne ne pourra m'enlever ce que j'ai vécu avec eux et que nous continuons de vivre encore aujourd'hui, car, malgré la guerre civile, cette partie de ma famille continue de régner sur certains cérémonie de notre maison.

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