faal: danses ritualistes : Wadhooye et Maame
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Nomades sur les fils du temps et des esprits...  
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    " La magie noire et la magie blanche ne sont pas des forces différentes : c'est l'application soit destructive soit constructive de la même force ". JdH
faal: danses ritualistes : Wadhooye et Maame XII

Les Samrad, Sharad et Muul sont les trois fêtes rituelles principales en l'honneur de Wadhooye, Maame et des dizaines d'autres esprits : -

1)- La première Samrad est la fête pendant laquelle 'la victime' doit subir certaines cérémonies rituelles -danse, chants, fumigation avec beaucoup d'encens, de parfums et d'huiles douces etc. La personne 'promet' alors d'observer...
...2)- La seconde fête importante ' Sharad ', si l'esprit la laisse en paix entre-temps. Lorsque la Sharad a eu lieu, les auteurs de cette propitiation pressent la victime d'observer aussi …
...3)- la troisième cérémonie de Muul, pour s'assurer doublement que le 'jinni' est entièrement satisfait ; sinon, l'esprit ne laissera probablement pas la personne en paix.

La Muul est la plus élaborée de trois fêtes et elle est la plus coûteuse. Ainsi, les fêtes somptueuses se succèdent et les guérisseuses peuvent s'assurer des affaires lucratives de façon permanente.

Pendant les propitiations, la vieille sorcière se met dans un délire semi-fou, en hoquetant, toussant, geignant, gémissant et ainsi de suite, et elle proclame à haute voix que son esprit-maître désire des sacrifices animaux, des sommes d'argent etc.. conditions qui doivent être remplies pour 'quitter le corps des victimes' que le démon a choisi comme résidence permanente. En fait, les sacrifices animaux sont l'occasion de festins pour la Calaqaad et ses disciples, dont bon nombre sont maintenant des hommes ; ils se partagent l'argent, la part du roi allant à l'oracle principal.

Ces rites se déroulent généralement chez la victime, dans sa maison ornée de draperies et de tapis confortables. Les fenêtres sont hermétiquement closes pour empêcher le 'mauvais air' d'entrer ou les regards malvenus des hommes. La pièce n'est que faiblement éclairée et d'immenses colonnes d'encens s'élèvent des urnes placées dans tous les coins de la pièce.
Un grand nombre de personnes, des femmes en général, servent de gardiennes pour la Calaqaad ou chef ; ce sont d'anciennes initiées 'immunisées' contre les charmes Saar ou Mingis et qui 'dédient' volontairement leurs services au guru tout puissant. Ces dévouées fidèles aident leur maîtresse dans l'exécution des cérémonies en formant le chœur qui chante, joue du tambour, bat des mains etc.. et remplit toutes les tâches nécessaires à l'organisation des fonctions fétichiques.
On fait asseoir la victime du Saar ou Mingis, très souvent une jeune femme comme nous l'avons dit, au milieu de la pièce, enveloppée d'un 'dirac' transparent, les cheveux tombant sur son visage et ses épaules. Elle est entourée du chœur qui peut se composer aussi bien d'hommes que de femmes. Soudain, des coups de tambour résonnent dans le silence mortel de la pièce, accompagnés de chants mystérieux par des contraltos de femmes mêlées de ténors. La Calaqaad est assise prés de la victime ; elle commence à prononcer des phrases et des formules inintelligibles, indiquant l'esprit particulier qui, selon ses dires, hante le corps de la jeune femme.
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