faal : la danse ritualiste: Saar ou Minghis
 
Nomades sur les fils du temps et des esprits...  
  Faal ::
      " La magie noire et la magie blanche ne sont pas des forces différentes : c'est l'application soit destructive soit constructive de la même force ". JdH
faal : la danse ritualiste - Saar ou Minghis XI

La suite des danses ritualiste de Somalie :- toujours basées sur l'opuscule: ' La culture et le Folklore Somaliens' edité en 1974 par l'ancien Ministère de la Culture de Somalie.

istunka

Yoose, Ashkir-marooriye, Xamaro et autres font partie de ces personnages moins importants obéissant aux ordres d'un fétiche principal tel que Wadhooye dans cette entreprise trés lucrative du choix des victimes ( des ménagères surtout) qui seront frappées des maladies Saar ou Mingis.

Une vielle femme porte le titre du culte à savoir ' Calaqad', interprète ou oracle de chacun de ces jinnis, et elle seule a le droit de commmuniquer directement avc le 'Maître'. Parfois un homme remplit le rôle d'oracle. Pour obtenir le plus de clients possibles et donc le revenus les plus élevés, la 'calaqad' nomme certaines des ses disciples au poste d'oracle, mais elle garde l'autorité suprême relative aux fonctions du culte car elle seule posséde l'expérience nécessaire de la sorcellerie. La novice est initiée aux mystères de la magie noire, aprés être passée par le troisième rite ou 'Muul' le plus complexe et le plus couteux. Aprés quoi le nouvel oracle a le droit de ' guérir' les victimes conformément aux méthodes de son 'Maître' et d'accepter les offrandes des patients au nom du ' jinni'. La nouvelle guérisseuse doit obéissance à celle qui l'a promu et elle doit lui remettre une partie des revenus qu'elle obtient de ses patients. Ainsi les vieilles femmes peuvent exercer une influence puissante sur des jeunes filles ou des jeune femmes qu'elles menacent de la colère du Wadhooye ou Maame. La Calaqaad, qui grâce à son grand âge, passe pour une dame trés respectable du village ou de la ville, accéde ainsi à tous les domiciles. Elle choisit généralement des jeunes femmes inexpérimentés ou des gens crédules qu'elle peut manipuler facilement. La Calaqaad rend visite à une jeune femme en l'absence du mari de cette dernière et commence à travailler sur les doutes et les incertitudes de la jeunes femmes.

A ce point l'ouvrage relate un dialogue imaginaire qui peut donner une idée des tactiques employées par la vielle sorcière pour envoûter sa malheureuse victime.

Les arguments et les menaces de la vieille femme ont presque toujours raison d'une jeune femme crédule, la persuadant qu'en raison de la négligence et de l'égoïsme de son mari ou de sa belle-famille, elle souffre, et que cette souffrance a un nom : 'Saar' ou 'Mingis' et qu'elle a été choisie par Wadhooye ou quelque autre esprit le servant - Ashkir-marooriye , Hiid , Xamaro etc. pour observer les fêtes nécessaires si elle désire se sentir mieux et obtenir les faveurs des 'jinnis' ayant le pouvoir de ' tarir la source de la fécondité de la femme', pour la rendre stérile et sans enfants tout le reste de sa vie.

Les Samrad, Sharad et Muul sont les trois fêtes rituelles principales en l'honneur de Wadhooye, Maame et des dizaines d'autres esprits : -

1)- La première est la fête du Samrad pendant laquelle 'la victime' doit subir certaines cérémonies rituelles -danse, chants, fumigation avec beaucoup d'encens, de parfums et d'huiles douces etc. La personne 'promet' alors d'observer...
...2)- la seconde fête importante Sharad , si l'esprit la laisse en paix entre-temps. Lorsque la Sharad a eu lieu, les auteurs de cette propitiation pressent la victime d'observer aussi …
...3)- la troisième cérémonie de Muul, pour s'assurer doublement que le 'jinni' est entièrement satisfait ; sinon, l'esprit ne laissera probablement pas la personne en paix.
XI
 
 
 
Infos
Somaliway.com ©1999-2012