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Dumaal Suite du décryptage

Dumaali waa dhabar carruureed ’  ou la face caché du processus

Jusqu’à maintenant nous avons mis l’accent sur la partie positive de cette tradition : selon les dit somalien ‘ dumaali waa dhabar caruureed ’= le dumaal c’est la colonne vertébrale des enfants : ce qui signifie que la préservation de la lignée est au centre des intérêts dans l’application de cette pratique.

 Voyons maintenant  la face caché de ce processus qui en premier lieu se veut positif :

La veuve, à la fin de la période de viduité de quatre à dix jours (principe islamique), doit faire face d’une part à la réalité de la mort de son mari et d’autre part à  sa  propre vulnérabilité face à la famille du mari  qui  ne lui laissent pas d’autres choix que de choisir un’ autre mari parmi les frères ou cousins de son défunt mari ‘walaalihiis ou xigtadiis ; la priorité allant à celui qui n’est pas encore marié quelque soit son âge.
C’est ainsi qu’on assiste parfois à des mariages ou le nouveau mari a la moitié de l’âge de la veuve. Ou au contraire que la seule possibilité soit un frère ou cousins déjà marié et faire ainsi partie d’un foyer polygame. Cela importe peu , pourvu que les enfants et les biens restent dans la clan.

Un  refus n’est pas envisageable pour la veuve, sous peine de se voir isolée au sein même de sa famille ;  sans la protection du clan il n’y a  point de salut. Ainsi  la pratique continue de perdurer auprès  des populations pastorales nomades.

Nous pouvons donc résumer ainsi les dérives de cette  pratique séculaire :

  1. Détournement des biens  ou fragilité matériel de la famille du défunt ;
  2. Problème sanitaire :  vu le mode de transmission du sida et des MST, il n’est pas rare que la mort du mari soit due à une infection du HIV et que la femme soit porteur de ce virus ; ou que le nouveau mari soit lui-même infectée au risque de transmettre la maladie à la nouvelle famille.  Aucun dépistage n’étant effectué avant le processus : le résultat se passe d’explication.

Cette forme de coercition s’apparent à certains pratique de  mariage qui ont cours dans la société  somalienne : telles que le ‘ dhabar-garaac ‘ une forme d’agression qui sévit en période de guerre civile : une femme est enlevée, contrainte, violentée et forcée à la fin d'épouser  son ravisseur.

Pour résumer et en général, la pratique du dumaal reste un acte de solidarité clanique, là où aucun organisme de soutient n’existe pas : c’est dans le même ordre d'idée lorsque des familles souhaitent avoir plusieurs enfants afin de subvenir à leurs besoins dans le futur.
Néanmoins dans la plus part des cas, le dernier mot reste pour la veuve, mais souvent les intéressés peuvent aller jusqu’à menacer la veuve de lui retirer ses enfants et de la mettre dehors.
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Quote

‘ Le lévirat pourrait être à l’origine du dumaal . Quant au xigsiisan ( ou le veuf épouse une de  ses belles-sœurs, si elle ne sont pas toutes mariées), complémentaire au premier.., il a pu être crée au cours d’une époque matriarcale postérieure à l’assimilation et à l’adoption de cette loi par les Somalis.’
Prof. Moxamed –Cabdi :  ‘ Réligions traditionnelles et religions du Livre ’

Unquote

suite : la pratique du ‘ Xigsiisan ‘

 
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