La dimension religeuse
 
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    Le religieux parfait prie si bien qu'il ignore qu'il prie.
La dimension religieuse

L’homme, de tous les temps et de toutes les âges, a toujours cherché désespérément à trouver des réponses à des questions fondamentales, où à conjurer des sorts qui échappaient à sa compréhension.

Cependant qu’il ait eu à inventer des rites où qu’il se soit enchaîné avec des tabous- quand il ne réinventait pas son propre monde intérieur en appuyant ses fondements sur un Dieu unique ou sur des dieux multiples, sur la fois des esprits de la nature ou simplement dans la raison – l’homme a toujours cohabité avec cette dimension qu’est la ‘religion’.

L’utilité de cette dimension ( entendu non pas comme nécessité, mais comme but visé) a varié selon les époques et les lieux :
-tantôt jouant un rôle de consolation et de réhabilitation ;
-tantôt sombrant dans ‘ l’irrationalisme sauvage’.

L’histoire de l’homme est remplie d’exemples illustrant ces deux tendances.

Actuellement, confronté au déclin des idéologies, aux déceptions causée par la croissance moderne, l’homme de ce siècle se trouve démuni face à l’avenir et dans son désarroi, il lui faut chercher ailleurs ce qui donnera un sens à sa vie et pouvoir ainsi redéfinir son existence.

Ce besoin d’une humanité qui cherche sa route vers son Dieu, a eu pour résultat le réveil des religions et quand l’emprise de ces derniers faiblit, l’on assiste à une récupération par les sectes et quand elles se radicalisent «  elles épousent les formes les plues extrêmes des idéologies totalitaires » ( D. Shayagan)

Et, en cette période de recrudescence des conflits armés et de violence, de pauvreté, d’injustice sociale, la religion, même si elle n’est pas le seul remède à tous les maux de l’humanité, a un rôle indispensable à jouer.

Cependant lorsque les systèmes responsables «  … des pratiques relatives …( aux)…choses sacrées » (E.Durkheim) ne prônent plus une conduite empreinte de sagesse, de compassion, de charité, de solidarité ; lorsqu’ils s’identifient à des régimes politiques, lorsqu’ils confondent passion religieuse et fanatisme ; alors nous assistons «  aux déchaînements des comportements irrationnels des foules, des masses atomisées, épaves d’une société urbaine et industrialisée, manipulée par des ‘ homini magni’ qui tiennent le langage totalitaire de notre siècle et promettent le paradis sur terre » (D. Shayegan).

Nous vivons dans un monde ou le maître-mot est ‘interaction’, ou l’isolement n’est plus possible : déjà la plus grand partie des Etats , le contexte international et leur opinion public, le poussent à tenir le plus grand compte du facteur religieux et à mener une politique de plus en plus accès sur la religion.


Nous ne devons pas surtout oublier que
«  La religion peut encore contribuer à la richesse spirituelle de l’homme, mais ne peut revendiquer la direction de l’ordre social » D. Shayegan ;

et elle sera toujours
« aussi civilisée que la société et la couche sociale qui la pratiquent » N. Elias.
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